Conclusion

           La majorité des scientifiques se sont penchés sur les fondements de l'Espace qui nous entourent. Ainsi chacun d'entre eux a constamment remis en question les notions spatiales définies à partir des observations de ses prédécesseurs. L'espace est omniprésent dans l'ensemble des théories scientifiques et bien souvent l'évolution de ces théories est la conséquence d'un progrès scientifique déterminant. En effet, il y a deux millénaires en arrière, on retrouve les premières traces d'hypothèses héliocentriques, délaissées dès l'apparition du christianisme, qui place la Terre, création divine, au centre de l'Univers. C'est pourquoi, de façon légitime, les savants de l'Antiquité posent la question du géocentrisme, jusqu'à la fin du XVIème siècle, marquée par des avancées décisives. L'Europe, foyer des intellectuels de la Renaissance, est le berceau de nouvelles découvertes, à l'image de la lunette astronomique de Galilée symbole du rapprochement entre l'Homme et le système solaire. Désormais les scientifiques sont unanimes quant à la place centrale du soleil dans notre système. Par la suite les penseurs sont nombreux à vouloir établir l'origine des mouvements d'astres observés depuis la Terre. Newton met alors en place sa théorie de la gravitation universelle, explication mécanique donnée aux trajectoires des corps célestes. L'aboutissement de siècles d'interrogation réside en la capacité de faire de l'espace un bien de l'Homme, symbolisé par la conquête spatiale au XXème siècle. La fusée permet alors à l'Homme de demeurer aux portes de l'Espace.

         Désormais, les progrès fulgurants réalisés par l'Homme peuvent-ils le conduire à apprivoiser l'Espace de façon à faire d'un lieu de prime abord hostile et inaccessible, un milieu de convoitises, une extension du domaine 
terrien ? Les récents voyages de tourisme sur la Lune en sont l'illustration actuelle.